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mardi 10 août 2010

Mr. VIP sait...

J’ai revu Mr. Vip la semaine suivant notre rencontre. C’était un concours de circonstances : il m’avait demandé par message si j’avais des plans pour le WE, l’air assez sûr qu’on allait se voir dès le vendredi, alors que j’avais plutôt l’intention de le revoir la semaine suivante. J’avais répondu que j’avais une grosse fête le vendredi et un concert le samedi et que je le tenais au courant si l’un ou l’autre se terminait tôt.

Le vendredi arrive, la fête qui était censée être énorme se révèle rapidement molle. Il est deux heures, et toujours dans ma logique de ne pas revoir les plans culs trop tôt dans la soirée, j’estime qu’il est temps de lui envoyer un message pour prendre la température. Une heure plus tard, il passe me chercher. Ca, c’est pratique : il vient me chercher. Pas de taxi à payer, pas d’appart à ranger : il vient me chercher et on va chez lui, où il habite seul, probablement dans un appart tellement immense qu’il faut le traverser en scooter.

Annoncer la couleur

Dans la vie, j’aime bien les surprises. Les bonnes surprises. La nuit, je supporte mal les mauvaises surprises et je suppose que tout le monde est pareil, hommes et femmes, petits et grands : la nuit, on ménage les gens.
Aussi suis-je devenue la reine de l’anticipation. Au lieu de me prendre une réflexion en pleine gueule, je préviens et je laisse mon compagnon décider. Exemple : « Je te préviens, mon appart est en bordel, tu devras me laisser 5 minutes pour arranger un peu. » En général, le compagnon répond ok. Ou encore ce que Lorraine appelle « Annoncer la couleur : ROUGE ! », l’homme décide ensuite s’il préfère prendre le numéro ou suivre. Et aucun n’a encore pris mon numéro sans suivre…

Donc j’annonce, c’est plus sain pour tout le monde. Mais j’ai malheureusement compris qu’il est des choses que l’on ne peut pas annoncer. Ni prévoir. Voici l’histoire de S..


Nid douillet

Je sors rarement sans préparer ma chambre pour une éventuelle visite. C’est pas que je suis toujours persuadée que je vais rentrer accompagnée mais on ne sait jamais, et je n’ai pas envie de passer à côté d’un mec qui me plaît pour une bête histoire de chambre en bordel qui révèle trop de détails sur mon intimité.
Le nid en dit long sur une personne, la chambre en particulier. A nos âges, on vit souvent en colocation et l’état du salon ne dépend pas d’une seule personne. Soit. Mais la chambre, c’est assez révélateur.

C’est pourquoi j’essaie d’avoir un espace configuré de telle sorte que le regard de l’autre n’est pas directement attiré par l’excès de magazines féminins, crèmes anti-boutons, culottes de grand-mère (bah oui, on en a toutes…), lisseurs, etc. Rangés aussi mais prêts à bondir le moment venu, capotes, lubrifiant et autres accessoires. Le lit doit être accueillant aussi, c’est important, et surtout je fais en sorte que ma chambre ne sente pas le fennec. Ce sont pour moi des points basiques, tous ne sont pas indispensables, mais c’est ce que j’aimerais retrouver chez ces messieurs lorsque je me déplace jusqu’à chez eux. C’est malheureusement loin d’être toujours le cas…