Fin des années 90, une boum dans un garage. On y voit des jeunes au style vestimentaire et capillaire douteux vautrés sur des canapés pourris. Certains s’embrassent, d’autres mangent les dernières chips disponibles.
[SUNDAY, VOIX OFF]
Quand j’avais 14 ans, tout était clair dans ma tête. Quand tu embrasses un mec, c’est que tu « sors » avec lui. C’est extrêmement pratique comme expression, et ça fait moins vulgaire que « rouler des pelles » ou moins culcul qu’ « embrasser ». Cette commodité dans l’expression nous permettait de « sortir » avec quelqu’un pendant 2 heures, ou 2 jours. Genre « Ouais, chuis sortie avec Thomas à la soirée d’anniv de Luc, c’était trop bien mais je lui ai dit que je voulais pas gâcher notre amitié, tu vois, alors on a cassé ». Casser, c’est drôle aussi. L’expression, j’entends. Et casser au bout de 2 heures, pour moi, c’était juste anticiper un largage inévitable d’une Sunday plate au profit d’une Mylène déjà formée.
A cette époque, rester un mois avec quelqu’un, c’était hyper long, genre on se connaissait à fond quoi, jusqu’au moindre pustule purulent du cou de notre partenaire qui lui-même avait choppé la technique pour nous embrasser goulument sans se couper la langue sur notre appareil dentaire.
Affichage des articles dont le libellé est téléphone. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est téléphone. Afficher tous les articles
samedi 2 octobre 2010
Une relation saine - S01E01 - Pilote
Libellés :
appareil dentaire,
boum,
Carolyne,
Cindy,
collègue,
fête,
fille facile,
JM Le Fade,
Kimberley,
La Nouvelle,
relation saine,
rendez-vous,
roulage de pelles,
sitcom,
smiley,
téléphone,
textos
jeudi 2 septembre 2010
Stop telephoning me !
« Salut, on se voit toujours ce soir ?
- Oui, oui, je serai vers 1h chez toi.
- Parfait ! »
Simple, rapide, efficace, le Bohémien n’appelle que pour me voir presque immédiatement, ou en début de semaine pour fixer un jour puisqu’il sait que j’aime bien m’organiser. Lundi soir, alors que je prenais un verre avec Lorraine, je lui avais dit que je le préviendrais si je rentrais relativement tôt chez moi. A mon retour, j’avais appelé pour dire qu’on se verrait plutôt une autre fois, et nous étions tombés d’accord sur hier soir, étant libres tous les deux. Nos échanges téléphoniques dépassent rarement la minute, et encore, ça n’arrive que quand on a un problème d’agenda.
Il y a quelques mois encore, je n’avais pas compris que le téléphone pouvait être terriblement ennuyeux. Mr. VIP m’a largement aidé à m’en rendre compte, comme il m’appelait régulièrement pour savoir si j’étais libre le week-end suivant, et par la même occasion me raconter que son vol avait été retardé et qu’en plus il fallait qu’il passe dans un magasin de je-sais-pas-quoi pour acheter un truc vital. Il me posait aussi beaucoup de questions sur ma semaine, mon boulot, comme j’allais, etc. J’ai rapidement arrêté de répondre à ses appels, lui envoyant un mail le lendemain pour m’excuser de ne pas avoir pu répondre et en profiter pour glisser deux ou trois trucs salaces. Petit à petit, il a pris le pli, et les appels ne sont réservés qu’aux informations concrètes genre heures et lieux de rendez-vous. Trente secondes maxi.
Le fait est qu’en dehors des rendez-vous, je n’aime pas trop parler avec ces messieurs. Je n’aime pas les blancs au téléphone, et la plupart de leurs histoires de la vie quotidienne m’ennuient quand je suis habillée, seule, debout dans mon salon en train de fumer. Donc communication exclusive par textos (parce qu’on est trop djeun’s) ou mail pour certains, mais avec obligation de sous entendus salaces, sinon c’est chiant.
- Oui, oui, je serai vers 1h chez toi.
- Parfait ! »
Simple, rapide, efficace, le Bohémien n’appelle que pour me voir presque immédiatement, ou en début de semaine pour fixer un jour puisqu’il sait que j’aime bien m’organiser. Lundi soir, alors que je prenais un verre avec Lorraine, je lui avais dit que je le préviendrais si je rentrais relativement tôt chez moi. A mon retour, j’avais appelé pour dire qu’on se verrait plutôt une autre fois, et nous étions tombés d’accord sur hier soir, étant libres tous les deux. Nos échanges téléphoniques dépassent rarement la minute, et encore, ça n’arrive que quand on a un problème d’agenda.
Il y a quelques mois encore, je n’avais pas compris que le téléphone pouvait être terriblement ennuyeux. Mr. VIP m’a largement aidé à m’en rendre compte, comme il m’appelait régulièrement pour savoir si j’étais libre le week-end suivant, et par la même occasion me raconter que son vol avait été retardé et qu’en plus il fallait qu’il passe dans un magasin de je-sais-pas-quoi pour acheter un truc vital. Il me posait aussi beaucoup de questions sur ma semaine, mon boulot, comme j’allais, etc. J’ai rapidement arrêté de répondre à ses appels, lui envoyant un mail le lendemain pour m’excuser de ne pas avoir pu répondre et en profiter pour glisser deux ou trois trucs salaces. Petit à petit, il a pris le pli, et les appels ne sont réservés qu’aux informations concrètes genre heures et lieux de rendez-vous. Trente secondes maxi.
Le fait est qu’en dehors des rendez-vous, je n’aime pas trop parler avec ces messieurs. Je n’aime pas les blancs au téléphone, et la plupart de leurs histoires de la vie quotidienne m’ennuient quand je suis habillée, seule, debout dans mon salon en train de fumer. Donc communication exclusive par textos (parce qu’on est trop djeun’s) ou mail pour certains, mais avec obligation de sous entendus salaces, sinon c’est chiant.
Libellés :
bohémien,
conversation,
déjeuner,
dj,
invitation,
lorraine,
Mr. VIP,
parler trop,
plage,
rendez-vous,
soufflé,
téléphone,
textos
Inscription à :
Articles (Atom)